AMERICAN NIGHTMARE – LA PURGE

264339_poster_1En 2022, les États-Unis renaissent, gouvernés par les Nouveaux Pères Fondateurs. Ceux-ci, dans un soucis de maintenir le taux de chômage à son niveau le plus faible, comme la criminalité et la violence, autorisent, une fois par an, une « purge » ! Le but de cette soirée très spéciale est de rendre toute activité criminelle légale, jusqu’à l’assassinat.
James Sandin, un développeur de sécurité à domicile, pense être bien à l’abri dans sa somptueuse demeure, entouré de sa femme et ses deux enfants. Mais lorsqu’un SDF s’introduit chez eux, que des gens masqués sonnent à sa porte, James et sa famille devront alors faire face à l’afflux de rage que suscite la purge. Pour eux, la nuit s’annonce longue… Très longue !
Il y a dans « American Nightmare » une vraie question de fond : Peut-on exorciser notre violence par la violence ? On dit bien souvent que l’on soigne le mal par le mal, mais serions-nous à même de rendre le monde meilleur en adhérent à pareille solution ?

James DeMonaco, le réalisateur et scénariste, ne nous offre pas seulement un film de Science-Fiction, il va au-delà en empruntant, ci et là, les chemins du thriller politique. Car si un fait est avéré, c’est que nos dirigeants sont parfois capable du meilleur, et bien souvent du pire. Bien sûre, c’est une fiction et c’est poussée à l’extrême, mais l’idée sous-jacente fait aussi référence à cette inégalité sociale, celle où les « riches » se congratulent de ne pas être « pauvres », et où la lâcheté des uns, fait naître le courage chez les autres.
En regardant ce film, j’ai apprécié tout autant cette réflexion que l’action. De l’action, il y en a, ça oui ! Et même si cela devient glauque et malsain, on y va crescendo, le temps d’apprécier l’ambiance qui s’installe. Tout au long du visionnage je me suis demandé quelle serait l’issue pour nos protagonistes, comment ils allaient interagir dans cet environnement hostile, où trouveront-ils la force de rester aussi déterminés et surtout, comment lutter pour sa survie.
C’est ce qui fait la force et l’originalité de ce film ; ce n’est pas de la violence purement gratuite ; ce n’est pas un scénario d’action bidon ; c’est une vision futuriste et romancée de ce que l’être humain est capable de devenir. James DeMonaco nous montre notre exutoire, aussi morbide soit-il, avec, je l’espère, la conviction que cela nous donne à réfléchir.
C. Valentin
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