DELIVRE-NOUS DU MAL

delivrenoudumalLe lieutenant Sarchie, officier de police à New-York, côtoie chaque jour la noirceur et la violence du Bronx. Face à cette nature humaine de plus en plus belliqueuse, ce flic à la « main lourde » voit ses relations avec sa femme et sa fille se dégrader au fil du temps. Pourtant habitué à voir le pire, rien ne préparait Sarchie et son coéquipier, Butler, à l’affaire dont ils vont devoir s’occuper. Les certitudes les plus inébranlables des deux hommes vont être remises en question. Tant et si bien que le lieutenant va devoir s’allier avec un prêtre. Ils découvriront que le Mal a pris possession d’un homme, un ancien soldat qui officiait en Irak. Le démon qui est en lui attend simplement l’invitation à pénétrer notre monde. La menace qui plane désormais sur Sarchie et sa famille est bien sérieuse !

La première phrase qui m’est venue en tête à la fin de ce film a été : « Je n’écouterai plus les Doors de la même façon » ! Quelques morceaux bien choisis parcourent ce film et cela donne une atmosphère très particulière.
A la fois Thriller très sombre et horreur, « Délivre-Nous du Mal » se révèle plutôt excellent. Nous procurant quelques sueurs froides, on sursaute à foison et on reste « scotché » face aux scènes sanguinolentes. D’ailleurs, le réalisateur, Scott Derrickson, s’en donne à cœur joie ; on se souvient alors qu’il est un fabuleux créateur d’images.
Le décor est planté dés les premiers instants du film, ce sera sombre, étouffant et effrayant. Le pari est gagné.
Bien sûre, le genre n’est pas nouveau, on y retrouve ci et là quelques clichés, parfois des répliques un peu « usées » qui auraient pu faire les beaux jours d’une production des années 70.
Heureusement, pour ne pas tomber dans la banalisation du genre, Scott Derrickson accentue son scénario sur la relation entre Ralph Sarchie et le père Mendoza. L’idée n’est pas mauvaise puisque ce film est adapté du livre de Ralph Sarchie lui-même. Un pseudo fait-réel évidemment, enfin… vous y croyez ou pas, c’est au choix du spectateur.
Les friands de sensations fortes y trouveront leur compte, c’est certain.
Pour ce qui est de la réalisation, soulignons un vrai travail artistique, Derrickson sait y faire et le prouve une nouvelle fois. Il arrive à dissimuler les plus sombres recoins pour mieux nous surprendre. Pour ce faire, il accentue sa prise de vue sur le protagoniste, Eric Bana, plutôt convaincant dans son interprétation. Notons la présence de la délicieuse Olivia Munn, la touche féminine à l’élégance légère et subtile. Edgar Ramirez campe à merveille ce prêtre résolument moderne et touchant.
En conclusion, un film à voir même si celui-ce s’adresse plus particulièrement aux aficionados du genre.
C. Valentin
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