J. EDGAR

j-edgarRéaliser un biopic sur un personnage aussi monumental que « John Edgar Hoover », est un pari fou !
Clint Eastwood a toutefois relevé le défi. Et c’est tant mieux dirons nous, car il nous offre une véritable introspection dans la vie privée et publique de ce monument du 20ème siècle ! Tantôt controversé, tantôt adulé, le « père » du FBI aura marqué de son empreinte une Amérique en pleine évolution, autant sur le plan social, culturel et politique.
Si le pari était fou, c’est parce qu’il fallait évoquer la vie de « Hoover » sous une forme très impartiale, ne pas se laisser aller à le conspuer ou à l’idolâtrer.
Il fallait se concentrer sur les grands moments d’une vie bien remplie, raconter comment il traqua les grands malfaiteurs de l’époque de la prohibition, ou les groupes communistes,… plonger, aussi, dans son intimité pour mieux comprendre ses réactions et surtout, sa détermination à se mettre à ce point au service de la loi et de son pays.

Tour à tour, le réalisateur et le scénariste, Dustin Lance Black, vont mettre l’accent sur sa prétendue homosexualité et son goût pour le travestisme. Son amour inconditionnel pour sa mère et sa passion pour les courses de chevaux, pour ensuite nous emmener au coeur du travail, intensif, que fournissait « Edgar Hoover ». Bien que ce dernier ait pu, semble t-il, embellir quelque-peu son action sur le terrain, on y découvrira très vite un acharné de travail qui façonnera le « Federal Bureau of Investigation ». On fera connaissance avec cet homme qui « terrifia » l’ensemble de la caste politique, jusqu’au président lui-même, grâce à ses fameux « dossiers compromettants » qui lui permirent de rester à la tête du FBI pendant près de cinquante ans.
Pour interpréter celui qui traqua les plus grands criminels de l’histoire américaine, on retrouve Leonardo Di Caprio qui a su s’approprier un rôle qu’il campe avec justesse. L’acteur qui joua brillamment le milliardaire « Howard Hughes » dans « Aviator » a su saisir toute l’intensité dramatique pour nous offrir, non seulement, un hommage, mais un vrai regard critique sur « Hoover ». La brillante réalisation de Clint Eastwood n’a rien à envier à un autre film culte de son cru : « Million Dollar Baby ». Réalisation efficace et sobre, qui laisse place nette à l’envergure de son protagoniste, et qui donne au spectateur la satisfaction d’en avoir eu pour « son argent » !
« J. Edgard » est un vrai biopic comme nous aimerions en voir plus souvent. Rien n’est laissé au hasard, quand bien même celui-ci n’est pas exhaustif, il résume avec énormément de sincérité la vie d’un homme qui restera à jamais hors du commun.
C. Valentin
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