LE BAL DES VAMPIRES

Le-bal-des-vampires-br-fr-boitier-métalLe professeur Abronsius et son fidèle acolyte Alfred, nourrissent l’espoir de devenir des chasseurs de vampires redoutés. Leur quête les conduit au cœur de la Transylvanie, où le jeune Alfred fera la connaissance de la belle Sarah, fille d’un sinistre tavernier impénitent. Un soir, la jeune fille est enlevée sous les yeux ébahis du jeune éphèbe, impuissant à empêcher sa belle de s’envoler. Abronsius et Alfred, partis sur les traces de Sarah, arrivent devant le château du comte Von Krolock, afféré dans la préparation de son bal annuel… Le Bal des Vampires !

L’écriture du Bal des Vampires vient d’une réminiscence de Roman Polanski, son réalisateur – et interprète de l’acolyte – qui s’amusait beaucoup lors de la projection des films d’horreur britanniques. Les scènes effrayantes ne suscitaient chez le spectateur que le rire et l’amusement. En véritable amateur du genre, Polanski se penche sur l’idée d’un film qui volontairement serait drôle, rendant ainsi un hommage vibrant et sincère aux productions de la Hammer. Plus particulièrement encore aux Dracula dont la vedette, Christopher Lee, inspire le comte Von Krolock. Admirablement joué par Ferdy Mayne qui joue la quintessence vampirique d’un bout à l’autre du film.
Mais c’est indéniablement Jack MacGowran, aperçu un peu plus tôt dans Cul-de-Sac, que revient la palme de l’antagonisme. En effet, si l’on compare ce professeur Abronsius au célèbre Van Helsing de Bram Stocker, nul doute que le premier révélera une personnalité bien plus excentrique.
Dans cet univers gothique, avec une petite touche baroque ci et là, Roman Polanski fait la part belle aux ambiances qui n’envient rien aux plus grands maîtres de la peinture macabre.
Premier film en couleur du réalisateur, Le Bal des Vampires jouit d’un budget confortable lui permettant d’être tourné en Panavision, et ce pour le grand plaisir de la gente masculine qui se délecte de la beauté de Sharon Tate. La jeune femme inspire la grâce, apportant cette note sucrée, avec un brin de minauderie.
Grâce à sa réalisation minutieuse et ayant une liberté totale d’action sur le film, Roman Polanski signe une œuvre majeure du cinéma fantastique. Assurément atypique, Le Bal des Vampires est indispensable pour tous les amateurs de la grande époque de la Hammer et des studios Amicus.

C. Valentin

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