LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL

lasttrainfromgunhillposterDans une petite ville de l’Oklahoma, le shérif Matt Morgan prend le train pour Gun Hill, bien décidé à retrouver l’assassin de sa femme. Mais lorsque celui-ci se trouve être le fils de son meilleur ami, Craig Belden, la situation devient tendue entre les deux hommes. Leur amitié tiraillée dans cette moiteur de l’Amérique profonde ne fera renoncer ni Belden, ni Morgan, pourtant bien décidé à prendre le dernier train de 21h, avec un passager supplémentaire : le fils Belden !
Hal B. Wallis avait déjà eu l’idée en 1954 d’adapter le roman de Les Crutchfield : Showdow. Pour camper le shérif vengeur, le producteur avait pensé à Burt Lancaster ou Charlotn Heston. Malheureusement le projet n’a pu aboutir. Pour autant, l’idée resta présente, au fond d’un tiroir, pour ne sortir à nouveau que quatre ans plus tard.
Après avoir vu l’excellent Règlement de Comptes à OK Corral, et le succès qui s’en suivi, Wallis fit appel au réalisateur John Sturges. On lui doit, en plus de ce célèbre western de 1957, des films tels que : La Capture, Fort Bravo, Le Vieil Homme et la Mer, Les Sept Mercenaires,…

Ce grand réalisateur, au même titre que John Ford, s’attelle dés 1958 à la réalisation de The Last Train From Gun Hill, un western à la virtuosité saisissante. On retrouve dans le rôle de Matt Morgan, l’acteur Kirk Douglas qui est déjà une figure imposante du cinéma américain, pilier essentiel des grands Péplum, ainsi que Anthony Quinn qui campe le riche métayer Craig Belden. L’imposante stature de l’acteur lui confère ce ton robuste et à la fois d’une sensibilité profonde qui le rend touchant. Anthony Quinn est une fois encore à la hauteur, comme il l’a été tout au long de sa très riche carrière.
Même si la critique souligne une certaine inégalité du film, en le comparant à d’autres œuvres de Sturges, et si elle ose le comparer à 3.10 pour Yuma (alors que seul l’attente du train le rappel), il n’est pas impertinent de dire que ce western post années 60 s’inscrit dans le classicisme du genre, au point d’en être devenu un incontournable ! La psychologie des personnages, les décors et l’ambiance sonore suffisent à en faire un très grand film. Pourtant, le pari n’était pas gagner en choisissant Dimitri Tiomkin pour composer les musiques, lui qui était surtout connu pour ses « cacophonies » et qui se trouve dans une grande forme pour signer la bande originale du Dernier Train de Gun Hill, dés lors pourvu d’un ravissement pour les oreilles.
La concision du scénario, la prouesse de l’écriture et cette tension qui ne se relâche pas un instant, nous laissant en émois pendant 1h30, font de ce film un western admirable, preuve s’il en est que le cinéma hollywoodien comptait encore à cette époque de vrais « artisans ».
C. Valentin
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