KINJITE, Sujets Tabous

kinjiteHiroshi Hada, un japonais fraîchement débarqué à Los Angeles avec sa famille, pense avoir droit à certaines attitudes qui, si elles sont tolérées au Japon, sont proscrites sur le sol américain. L’homme va toutefois se retrouver en plein cœur d’une sale histoire de prostitution pédophile, suite à l’enlèvement de sa fille, Fumiko. Le lieutenant Crowe est chargé de l’affaire. Lui aussi, père de famille, plutôt surprotecteur, lutte depuis un temps contre le réseau dirigé par un certain Duke. Cette affaire le touche… particulièrement ! Et l’homme est prêt à tout pour rendre leur fille aux Hada.

Dernier film de J. Lee Thompson (Les Canons de Navarone, Les Nerfs à vif, Allan Quatermain et les Mines du roi Salomon,…), et produit par la désormais célèbre firme Cannon Films, Kinjite s’inscrit dans la lignée des films d’action chers aux producteurs Menahem Golan et Yoram Globus. On y retrouve des scènes classiques, où Charles Bronson s’en donne à cœur à joie. Au final, comme dans la saga du Justicier. Loin d’être le pire film de la Cannon, c’est peut-être même l’un des meilleurs, celui-ci dénonce activement le commerce sexuel des enfants. Et bien sûre, cela énerve le grand Charles qui en fait une affaire personnelle. Tient ? Cela ne vous rappelle rien ?
Plus encore que cette dénonciation, le film aborde le thème du conservatisme japonais, tout en nous montrant l’envers du « décor ». Hada est un véritable maniaque du sexe, trompant sa charmante épouse avec la première pute venue. Et ce n’est pas avec la gueule qu’il se paie qu’il trouvera mieux !
Vous vous en doutez Kinjite est loin de susciter une quelconque réflexion intellectuelle. Loin de là, le leitmotiv c’est l’action. De ce côté, pas de déception. Entre un black gigantesque balancé du haut d’une terrasse, un malfrat qui avale une montre énorme à vingt-cinq milles dollars, ou encore Bronson qui se balance au bout d’une grue, et il en a du reste le mec à 68 ans, le ton ne s’essouffle pas.

Produit en 1989 par la Cannon, déjà en grande difficulté financière, Kinjite sujets tabous fait sans conteste partie de ces nanars détonnant qui servent aux amateurs du genre une dose d’adrénaline bien méritée. Si seulement Golan et Globus avaient privilégié la qualité à la quantité, nous aurions peut-être eu la chance de voir débarquer d’autres productions du genre, avec un bon scénario, des prises de vues honorables, et des scènes d’action à s’en lécher les babines.
Malheureusement il n’en fut pas ainsi, mais le plaisir de (re)découvrir, trente ans après, toutes ces réalisations sans filets… mais c’est un régal quoi ! Finalement, nanar et culte, ça va bien ensemble.

C. Valentin

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