OCULUS – Craignez votre reflet !

cartel-de-oculus-el-espejo-del-mal-imagen-propiedad-de-a-contracorriente-filmsAprès avoir passé dix ans en institut psychiatrique suite à la mort violente de ses parents, Tim Russell est libéré et bien décidé à vivre enfin sa vie.
À sa sortie, il retrouve sa sœur Kaylie qui s’est jurée de mener l’enquête sur la véritable cause de la mort de ses parents. Pour ce faire, elle reprend possession de l’ancien miroir qui ornait le bureau de son père. Selon elle, ce miroir serait animé par une force maléfique. Le frère et la sœur se retrouvent ainsi dans leur ancienne maison, seuls, en proie avec les démons du passé.

Oculus est l’adaptation du court-métrage de Mike Flanagan, portant également le même titre. C’est Mike Flanagan lui-même qui adapte ici le long, et comme le dit l’adage : On est jamais mieux servi que par sois-même. Si le court est déjà à lui seul un petit bijoux, le long n’a rien à lui envier. L’horreur est à son apothéose, la peur nous paralyse et on félicite son réalisateur/scénariste pour avoir compris comment fonctionne un BON film d’horreur. En effet, parmi les productions récentes, Oculus est de loin l’une des meilleures.
L’originalité de ce dernier repose sur les flash-back qui se mêlent à la réalité du présent que vivent Kaylie et Tim. L’ensemble du film se passe comme un huis clos, la maison devient partie intégrante de l’histoire et là encore le génie de Flanagan opère. Jouant avec les contrastes ombres et lumières et les mouvements de caméras fluides, en légèreté, il assure au spectateur une attention qui ne se relâche pas, happant celui-ci toujours un peu plus jusqu’à la scène finale, brillante et intelligente.

Oculus n’a pas eu le loisir d’une sortie en salle, ce qui est bien dommage puisqu’il passe un peu inaperçu auprès des aficionados. Et pourtant, ils auraient tort de se priver d’un chef-d’œuvre en devenir, et tort de se priver d’admirer la belle Karen Gillan (Amy Pond dans Doctor Who) dans un rôle qu’elle tient sans faille d’un bout à l’autre. Tout autant que Brenton Thwaites ou encore Rory Cochrane, bien que je décernerai la « palme d’honneur » à l’interprétation bluffante de Katee Sackhloff.

Une belle production qui a eu l’intelligence de ne pas tomber dans le sempiternel « Found Footage » et qui en revient à une réalisation plus sobre, mais incroyablement efficace. On aurait tort de se priver d’une « petite » frayeur !

C.Valentin

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