LA MORT N’ETAIT PAS AU RENDEZ-VOUS – 1945

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Richard (Humphrey Bogart) et Kathryn (Rose Hobart) Mason sont mariés depuis cinq ans. Le couple semble heureux, mais Richard est secrètement amoureux de Evelyn (Alexis Smith), la sœur de sa femme. Lorsque Kathryn l’apprend elle renvoie sa sœur vivre chez leurs parents, tentant alors de sauver les apparences de son couple. Mais Richard ne l’entend pas de la même façon. Il décide alors d’éliminer sa femme en simulant un tragique accident de voiture. Pensant avoir commis le crime parfait, Richard sera mis au doute dans les jours qui suivent. De mystérieux événements laissent à penser que Kathryn est toujours vivante !

La_Mort_n_etait_pas_au_rendez_vous« Conflict » a été réalisé en 1945 par Curtis Bernhardt (La Nuit de Décembre, La Belle du Pacifique, The Beloved Vagabond,…) qui nous offre un polar sombre à souhait. Doté d’une superbe photographie et d’une réalisation très esthétique sachant exploiter toutes les ressources du noir et blanc, notamment en jouant subtilement avec les contrastes, « La Mort n’était pas au rendez-vous » se place en véritable classique du genre.
Le film repose sur une histoire écrite par Robert Siodmak (Le Corsaire Rouge, Son of Dracula, La Proie,…) et Alfred Neumann. Habilement nous sommes entraînés dans un drame qui trouvera son issue dans un twist final qui nous laisse pantois. Car les scénaristes Arthur Horman et Dwight Taylor ont eu cette intelligence de parsemer ci et là les indices qui donnent les réponses, mais en prenant soin de ne pas les « jeter » en pâture au spectateur le laissant dans le doute. Dés lors, nous recevons plus de questions que de réponses, ce qui apporte à l’atmosphère de ce film un côté plus insidieux.

Le grand Humprhey Bogart est déjà à l’apogée de sa carrière. Il se révèle une fois de plus particulièrement excellent dans le rôle d’un mari concupiscent. Son regard et sa présence, ainsi que son allure, sont les atouts qui mettent en valeur la portée tragique de « Conflict ». Loin du rôle de Sam Spade dans « Le Faucon Maltais », où il incarnait un détective privé, le voici dans le rôle du meurtrier. Presque comme un prélude à la série « Columbo », nous sommes, avec Bogart, les seuls à connaître le modus operandi. Dés lors, comment prouver sa culpabilité ? L’intensité que l’acteur donne à son personnage nous donnerait même, presque, l’envie de le plaindre ne sachant plus si il est le coupable ou la victime.

Un grand rôle pour un grand film, classique immuable de la grande époque des polars épiques !

C.Valentin

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