JACK THE RIPPER – Jess Franco – 1976

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Afin de venger les abus de sa mère prostituée, le très respectable docteur Dennis Orloff tue les filles de joies de Whitechapel. Car derrière une générosité qui semble sans limite, cet homme envié et adulé est le plus recherché par les hommes de Scotland Yard qui le connaissent mieux sous le nom de Jack l’Éventreur !

C’est en 1976, via une coproduction Suisse et Allemande que Jess Franco signe son adaptation du célèbre Jack l’Éventreur.
Bien que les habitudes des cinéastes qui ce sont attelés à cette tâche furent de conserver le mysticisme autour du tueur, le réalisateur espagnole prend le parti pris de s’éloigner des formes politiques et sociales qui entourent Jack l’Éventreur. Ainsi, il devient sous les traits de Klaus Kinski (Les Nuits de Dracula, Le Grand Silence,…) un médecin quelconque dont on ne pourrait soupçonner les atrocités de ses échappées nocturnes.
Cette adaptation signée par un maître de l’épouvante et de l’érotisme est tout de même loin d’atteindre une qualité exceptionnelle, allons même jusqu’à la qualifier d’assez médiocre. Pourtant… Quel plaisir… Surtout si l’on est admirateur de l’œuvre de Franco, alors on appréciera encore plus le ton qu’il donne à son film, mélangeant comme à son habitude le gore et le cul.

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On se délectera aussi de ces décors improbables, comme cette traque d’une prostituée dans les bois, où l’utilisation de fumée est tellement exagérée qu’elle s’éloigne profondément de son sens gothique.
Bien sûre, si on est loin d’aimer la vision hétéroclite de Jess Franco, alors mieux vaut passer son chemin. D’autant que quelques gageures, dont une post-synchronisation des voix qui a été faite après (le film a été tourné sans son, afin de laisser le choix aux acteurs de s’exprimer dans la langue où ils seraient le plus à l’aise), nous laisse ci et là plutôt pantois.

Klaus Kinski, qui interprète donc Jack l’Éventreur, est à la sobre démesure de son talent. On peut toutefois regretter qu’il ne jouisse pas de plus de liberté dans sa composition du personnage, plombant alors l’ambiance dans des scènes de silences trop longues et fastidieuses. Il est certes loin d’être le meilleur Jack The Ripper de l’histoire du cinéma, mais avec cette « gueule » et ce charisme qui le caractérise, il aura eu au moins le mérite de lui apporter une autre dimension.

Ainsi, « Jack The Ripper » by Jess Franco est une petite perle qu’apprécieront une poignée d’aficionados assumés.

Cédric Valentin

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