CARGAISON DANGEREUSE – 1959

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Lors d’une tempête sur la Manche, le commandant Sands, au commande de son remorqueur, évite de peu la collision avec un navire marchand: Le Mary Deare. Son équipage l’ayant abandonné, Sands l’arraisonne et y découvre la seule âme encore présente sur le bateau, son capitaine en second, Gideon Patch. Celui-ci tente de convaincre son invité de l’aider à plaider son innocence en prouvant qu’il n’a pas délibérément provoquer le naufrage, mais qu’il s’agit d’un complot de l’armateur pour toucher l’assurance sur les marchandises de valeurs qui se trouvaient à bord.

Réalisé en 1959, « Le Naufrage du Mary Deare », (plus connu chez nous sous le titre « Cargaison Dangereuse »), nous invite dans une aventure qui mêle adroitement le suspens et l’action. Comme souvent à cette époque, on y raconte l’histoire d’un homme qui, malgré ses défauts, révèle une sincérité sans faille, laissant transparaître une honnêteté débordante en prouvant son innocence, et ainsi, rendant la justice.

produto_Foto1_1829503Presque métaphysique, cette histoire inspirée du roman de Hammond Innes se fait confronter dans un face à face époustouflant Gary Cooper (Le Train Sifflera Trois Fois) et Charlton Heston (Les Dix Commandements). Pour Gary Cooper, il s’agit de son avant-dernier film. On le retrouvera en 1960 dans « La Lame Nue », sous la direction de Michael Anderson qui est également le réalisateur du « Naufrage du Mary Deare ».

Michael Anderson (Le Tour du Monde en quatre-vingt Jours) offre à ce film ses lettres de noblesses, notamment grâce à une mise en couleur soignée et onirique. Un tournage en CinemaScope et Metrocolor, ainsi qu’une photographie lumineuse, et nous voici dés lors transportés dans cet univers où le suspens est habillement mené, avec juste ce qu’il faut de rebondissements. Le talent des acteurs faisant le reste !

« The Wreck of the Mary Deare » se regarde aisément, et il est intéressant d’y noter la présence de Richard Harris qui campe un mauvais bougre avant de devenir l’héroïque Dr. Chamberlain dans « Le Pont de Cassandra » et l’inoubliable Albus Dumbledore dans les deux premiers volets de « Harry Potter ».

Un film tout en finesse, où l’homme accablé devient un héros et fait face à l’adversité avec un sang-froid parfaitement louable.

C. Valentin

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