THE NESTING – 1981

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Lauren Cochran est une écrivaine qui souffre d’agoraphobie. Devant la persistance de son état, elle décide de s’éloigner de la ville et de s’installer à la campagne. Mais la maison que la jeune femme va occuper, servait de « bordel » pendant la seconde guerre. Des phénomènes étranges vont alors se produire et Lauren ne semble pas y être étrangère.

Le thème de la maison hantée, mainte fois exploité, nous revient ici sous la direction de Armand Weston, un lugubre réalisateur de pornos qui s’essaie au cinéma de genre.
Bien que le CV du gaillard puisse laisser imaginer un film graveleux, à la perversion débridée et au cynisme constant, il n’en est malheureusement rien !
Et nous voici donc un peu sur notre faim, loin de retrouver les éléments du succès qui firent les beaux jours de « Amityville : La Maison du Diable » (largement supplanté par « Amityville 2 : Le Possédé »), ou encore de « The Haunting, de Robert Wise ».

81p5OGrE9uL._SL1500_« The Nesting », connu pour être sorti en VHS chez nous sous le titre « Retour vers le cauchemar », tombe ainsi dans la catégorie des Films B, avec son lot de stéréotypes qui font la gloire de ces productions : de la maison isolée aux cauchemars érotiques de la protagoniste, sans oublier les terribles secrets du passé, tout est bien là, se dispersant sans vraiment de fil conducteur. Dés lors, pas étonnant de se « faire balader » entre le passé sulfureux de la maison, et les obsessions de sa locataire qui n’en finissent pas de nous étourdir dans un va et vient à la limite du supportable.

Heureusement, on peut compter sur Robin Groves (Sliver), actrice suffisamment talentueuse pour s’échapper des conventions niaises de son personnage, et apporter ainsi un peu de chaleur et d’humanité dans son interprétation. Elle rend définitivement service à son rôle en le sortant du marasme horrifique qui se prend, peut-être, un peu trop au sérieux.
Du côté des acteurs, Christopher Loomis (Two of a Kind) et Michael David Lally, s’en tirent assez bien, sans réelles surprises et avec une petite tendance à s’effacer pour ensuite réapparaître à des moments qui s’avèrent parfaitement inutiles pour eux. N’oublions pas de citer le grand John Carradine, figure incontournable pour les aficionados de l’horreur et du fantastique. On le retrouve dans « The Nesting » avec le même talent qui fît les jours heureux des belles productions du fantastique ou encore du western,… tant de genres auquel l’homme aura amener sa contribution, jusque dans ces films à petits budgets où il arrive à tirer son épingle du jeux pour nous émerveiller. Merci John Carradine !

« The Nesting », sorti en 1981, n’est donc pas une pépite du cinéma d’horreur, mais bien du Film Bis. Il saura ravir les amateurs du genre, pourvu que ces derniers soient indulgents.

Sachez tout de même qu’une belle édition Blu-Ray existe chez « Blue Underground ».

C. Valentin

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