AU COEUR DE L’OCEAN – de Ron Howard

maxresdefault.jpg

Partant de l’île de Nantucket en 1819, le baleinier « L’Essex » s’engage sur l’océan à la poursuite des baleines blanches. Vingt-et-un hommes d’équipage, leur capitaine, Georges Pollard et leur second, Owen Chase, deux hommes dont les tensions vont devenir exacerbées tout au long de ce périlleux voyage. Et puis, le naufrage ! Subissant l’attaque d’un cachalot de plus de trente mètres de long, ils vont dériver pendant 90 jours. Les marins se confronteront alors à la famine, à la soif, et découvriront avec effroi les limites de leur humanité !

Au-Coeur-de-lOcean-affiche« Au Cœur de l’Océan » est l’adaptation du livre de Nathaniel Philibrick (un livre magnifique. Ndla), narrant l’histoire authentique du naufrage de L’Essex. Ce même naufrage qui inspirera Herman Melville pour son célèbre roman « Moby Dick » (encore plus merveilleux. Ndla toujours).
La transposition sur nos grands écrans, on la doit à un réalisateur confirmé, un homme capable de saisir toute l’émotion, l’intensité et la psychologie de l’être humain, j’ai nommé : Ron Howard !
Inconsciemment, peut-être, ce film n’est pas sans nous rappeler « Apollo 13 », qui mettait en exergue l’homme face à l’immensité, comme pour lui rappeler que sa vanité ne connaît pas de frontières. De cela il en est question dans « Au Cœur de l’Océan », car bien plus qu’une aventure c’est une histoire profondément humaine, avec ses tragédies, ses doutes et cette éternelle question que son réalisateur prend la peine de poser : « Dans quel but faisons-nous tout cela ? » !

Dés lors, les aficionados du fantastique pourront passer leur chemin. Ron Howard, une nouvelle fois, fausse les pistes et nous surprend par la même occasion, en nous livrant une œuvre qui s’inspire fortement des drames de la vie. Le cachalot, que poursuivra quelques années plus tard le capitaine Achab, n’est ici que la toile de fond, une simple explication du naufrage. Mais soyons honnête, les brèves apparitions du monstre marin sont purement splendides. Une surprise encore plus conséquente puisque le traitement numérique nous habitue (trop) souvent à de la froideur. Nullement ici puisqu’on se retrouve totalement subjuguer face à ce mammifère qui en impose.

Tout le reste du film nous convie à vivre intensément le naufrage, palabrant parfois un peu trop, mais retrouvant assez vite son rythme en rebondissant adroitement sur les conditions éprouvantes de cette attente d’une terre en vue, ou d’un quelconque navire croisant dans les parages.
Chris Hemsworth (L’Aube Rouge, Thor,…) apporte une intensité si forte qu’il se révèle touchant et sensible, abandonnant rapidement le ton un peu trop fier et invincible, pour laisser parler les émotions. Dés lors, Benjamin Walker (Abraham Lincoln, chasseur de vampires) semble s’effacer au gré des minutes, entrant dans l’ombre de Hemsworth pour rejaillir dans une scène de fin qui ramène un brin d’optimisme et de foi en l’humain.

au-coeur-de-locean-chris-hemsworth.jpg

Un très beau film, aux décors magnifiques et qui joue, parfois un peu trop, sur les détails pour rendre, non seulement à l’époque, mais aussi au contexte dans lequel Melville trouvera son inspiration, la crédibilité suffisante pour rendre ce blockbuster louable en tout point de vue !

C Valentin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s