LA TOUR DU DIABLE – 1972

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En débarquant sur l’île de Snape Island, en Écosse, deux pêcheurs découvrent des corps mutilés. Penny, seule survivante du massacre, en état de choc, tue un des marins. Soumise à des examens psychologique, elle évoquera avec effroi des rites ancestraux, et un nom : celui du Dieu Baal ! Pour comprendre ce qui est arrivé sur l’île, une équipe est envoyée sur place. Mais sont-ils vraiment seuls sur Snape Island ?

Tower of Evil 1972La scène s’ouvre sur une brume épaisse, laissant entrevoir un phare abandonné. Dés la première seconde, le ton est donné et « La Tour du Diable » réserve encore quelques surprises.
Fleuron britannique de l’âge d’or du fantastique, qui en cette année 1972 tire pourtant doucement sa révérence, ce film digne d’une production Hammer prend le parti de bouleverser la linéarité d’un récit type. La découverte, dés l’ouverture, par les marins des corps est peu banal, et il faudra attendre les premiers examens de la survivante pour comprendre les événements.
Le scénario se tourne alors vers un une narration rétroactive, où les souvenirs évoqués se répéteront dans la seconde moitié du film. Il s’y greffe toutefois une chasse au trésor bienvenue, celle-ci permettant d’éviter trop de redondances, et amenant ainsi le récit sur le sentier de l’aventure.

Dés lors, « La Tour du Diable » prend des allures hallucinatoires, se réinventant complètement, mais en n’omettant aucunement le mélange sacré du gore et de la nudité. Deux ingrédients indispensables aux « british horror », et ce dernier ne démentira pas. Pour la cause, ce sera même plus graveleux, allant parfois à l’outrance, mais c’est tellement appréciable qu’on se délecte – si l’on peut dire – de ces scènes « osées » qui n’y vont pas par quatre chemins.

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Au cœur donc de cette atmosphère faite d’un brouillard insistant, se dégage une sinistrose qui ne sera coupée que par les interventions un brin guignolesque des personnages. Attention, n’allez pas croire que le film ne se prend pas au sérieux, car il est bien question d’un mystère à vous glacer le sang, sur fond du Dieu Baal, et des rituels inhérents à son culte. Il faut toutefois constater que ce mélange, étonnant et déroutant, fonctionne admirablement, rendant au film la noblesse psychédélique qu’il cherchait à atteindre.

On doit « La Tour du Diable » à Jim O’Connolly, un artisan du bis qui avait travaillé jadis sur « La Vallée de Gwangi ». Pourtant, un autre nom nous met la puce à l’oreille, nous faisant ainsi comprendre qu’il s’agit surtout d’un film de producteur : Richard Gordon, qui a œuvré à foison dans l’industrie du cinéma, est ainsi le producteur d’un film qui est loin d’être fauché. Sa superbe photographie en témoigne, ainsi que son aspect macabre qui en font un grand succès totalement culte !

Cédric Valentin

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