L’ETRANGE CAS DEBORAH LOGAN

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Dans le but de réaliser un documentaire pour sa thèse sur la maladie d’Alzheimer, Mia Medina et son équipe se rendent chez Deborah Logan. Ancienne standardiste, et atteinte par la maladie, c’est sa fille Sarah qui prend soin d’elle. Ce qui devait être un simple documentaire, prend une tournure plutôt effrayante.

afficheLes films de found footage sont devenus légions depuis que cette technique, devenue un genre à part entière, existe. Les cinéphiles sont d’ailleurs divisés sur celui-ci, des uns y voient une production low cost, les autres sont des consommateurs acharnés.
« L’Étrange Cas Deborah Logan » permettra d’attiser le débat. Et si des films comme « Blair Witch Project » ou « Paranormal Activity » tirent un peu plus leur épingle du jeu, peut-on en dire de même pour le sujet qui nous intéresse ?
Dans un premier temps, le film de Adam Robitel s’avère plus que louable. Utilisant un cas de possession peu banal, puisque sur fond d’une maladie dégénérative, le cinéaste s’engage sur un terrain qui nous réserve quelques scènes bien flippantes, vachement glauques et parfois même assez graveleuses. Mais dans un premier temps seulement ! Et c’est là toute la désillusion, car le long métrage prend rapidement le chemin de l’ennui. L’enthousiasme retombant, on ne peut que constater à quel point « L’Étrange Cas de Deborah Logan » manque d’ambition. S’ensuit dés lors une succession de situations dans lesquels plane le mystère autour d’une sombre histoire de rites païens, et malheureusement la sauce ne prend pas non plus. La révélation vient à nous toute seule, et il ne nous reste plus qu’à attendre impatiemment la fin de cette production qui peine à trouver ses marques.

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Pourtant, Adam Robitel est une sorte de caméléon. Il apparaît tout aussi bien à l’écran, tout en bossant en coulisse en montant des films d’entreprises et des making-of, dont le très bon « 2001 Maniacs ». Dommage, dés lors, de ne pas avoir eu plus d’aspiration sur ce found footage qui se laisse regarder, mais à la seule condition d’avoir un brin d’empathie pour les personnages. Un exercice qui ne devrait pas être difficile, tant Anne Ramsay (Planet of the Apes) se révèle touchante. Tout autant que Jill Larson (Shutter Island), assez bluffante dans le rôle de Deborah Logan, et dont l’intensité du jeu est le leitmotiv qui nous pousse à aller au bout.

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Bref, le found footage est encore loin de faire l’unanimité, car il est indéniable qu’en choisissant une approche plus classique, le film de Adam Robitel se serait révéler plus convaincant, et plus encore, aurait ainsi pu remporter la « palme » de l’inventivité tant le sujet auquel il touche – Alzheimer – est ainsi explorer avec audace et ingéniosité… Enfin, si ça avait été hors « caméra à l’épaule » !

Cédric Valentin

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