KOMMANDO LEOPARD

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Dans un pays d’Amérique Latine, un dictateur au service de la corruption, brutale et insensible, doit faire face à une milice de la rébellion poussée par un révolutionnaire au charisme sans faille : Carrasco ! Dans le tumulte étouffant de la chaleur, entre les explosions, les bagarres et les attentats, se cache la soif de vivre libre. Mais les opposants du régime devront faire face à la cruauté d’un homme qui n’a pas de limites, le colonel Silveira, bien décidé à mettre un terme aux agissements de Carrasco.

commando-leopardLe cinéma d’action, c’est avant-tout une bonne dose de testostérone et surtout un certain charme qui donne aux bastonnades les lettres de noblesses bien souvent égarées. C’est vrai que les blockbusters ne manquent pas, « Rambo », « Commando », « Piège de Cristal »,… et il est donc difficile de se faire une place aux côtés de ces légendes.
Alors ?Quid de l’Europe ? Et bien elle n’a pas dit son dernier mot, et les péloches fleurissent à foison. On peut les voir dans les petites salles, avant qu’elles ne trouvent place au cœur des rayonnages des vidéoclubs.
C’est donc le chemin emprunté par « Kommando Léopard », de Antonio Margheriti. Pour ceux qui ne savent pas encore, ce film vient à peine quelques mois après un autre fleuron du genre, toujours du même réalisateur : « Nom de Code : Oies Sauvages ». Par ailleurs, on retrouve la même équipe sur « Kommando Léopard », et quelques décors auraient été réutilisés. Les lieux familiers ne sont assurément pas une coïncidence.

Toujours est-il que cette bisserie de 1985 est vachement bien ! D’abord parce qu’elle nous offre une bonne dose d’adrénaline, et des effets spéciaux plutôt remarquables. La scène de l’avion en plein atterrissage est tout autant ingénieuse qu’elle laisse à peine deviner l’utilisation d’une superbe maquette. Un peu de sarcasme, je vous l’accorde, car au final le film ne se résume pas à cette seule séquence. Le spectacle auquel Antonio Margheriti nous convie va bien au-delà, en évoquant surtout le courage de la rébellion qui croit en ses valeurs et qui combat avec détermination le régime totalitaire.
Ensuite, parce que le film évite de se prendre trop au sérieux – on ne s’y attendait pas non plus – et qu’il va du coup prendre une tournure que tous les aficionados connaissent : Des personnages qui débarquent d’on ne sait où, pour disparaître presque tout de suite, des coupures de montages qui blessent la chronologie, et une dose de surréalisme qu’on retrouvera deux ans plus tard chez Bruno Mattei et son… interpellant « Strike Commando ».

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Du côté des acteurs, on retrouve quelques têtes connues, des habitués du genre, qui ont fait leurs armes dans pratiquement tous les styles.
Au casting, j’ai nommé : Lewis Collins. Aperçu un peu plus tôt dans « Nom de Code : Oies Sauvages », ainsi que dans « Der Commander », une péloche vachement sympa qui est totalement inédite chez nous. Lewis Collins, acteur britannique qui n’a pourtant pas les caractéristiques d’un « guérillero », campe son personnage avec une justesse assez modérée, mais cependant parfaitement louable. On n’oubliera pas que Lewis Collins a été la vedette de la série télé « Les Professionnels » de 1977 à 1983. On lui accorde dés lors la crédibilité nécessaire.
Autre incontournable du genre, le grand Klaus Kinski. Inutile de faire une sempiternelle fois la présentation du bonhomme, tout le monde connaît la carrière incroyable qu’il a eue, en passant par des films divers et variés. Il campe ici la crapule sournoise et belliqueuse, un rôle qui lui va comme un gant… mais qui pourrait en douter ?

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Co-produit avec l’Allemagne il était inévitable de retrouver quelques acteurs « teutons ». Là aussi, quelques habitués. Manfred Lehmann, connu principalement pour ses rôles à la télévision, aborde ici le rôle d’un prêtre déterminé à protéger ses brebis. Un rôle en demi-teinte qui contraste fortement avec sa carrure, non pas imposante, mais trop rigide. Thomas Danneberg et Hans Leutenegger complètent la partie allemande, avec des apparitions éparses, mais remarquées, sans toutefois trop s’imposer. La présence féminine, est tenue par Cristina Donadio, un charme à l’état brut et qui ne manque pas de punch.

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« Kommando Léopard » est une excellente bisserie, un film qui ne manquera pas de nous émoustiller tant ses défauts confèrent un certain charme. A voir sans conteste, ne serait-ce que pour parfaire sa culture bis, et pour prendre son pied, bien évidemment.

Cédric Valentin

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