VIRAL

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On vit de jolis moments dans la vie, vous ne trouvez pas ?
Par exemple, on peut assister à une invasion insidieuse de parasites qui contrôlent l’esprit humain. Et franchement c’est l’éclate totale, peut-être moins pour les habitants de cette petite ville, même si ils vivent enfin un moment exaltant. C’est vrai quoi, il se passe jamais rien là-bas, alors quand les autochtones vivent un moment fort, faut pas leur enlever !

viral-poster-updated-691x1024Pour Stacey et Emma, deux sœurs aux formes généreuses, une nouvelle vie démarre lorsqu’elles emménagent dans une nouvelle maison, dans une jolie rue de banlieue. Papa ayant tronché avec une étudiante, et devant fuir les ragots qui mettent sa cocue de femme sur les nerfs, nos deux sœurs n’ont d’autres choix que de s’adapter à leur misérable condition.
Mais voilà, un parasite vient bouleverser leur petit train train. Une larve, un asticot, appelez-le comme vous le voudrez, pour moi une bestiole gluante et dégueulasse, se transmet par projection de sang. Les victimes sont d’abord affamées, et deviennent ensuite totalement agressive, perdant leur humanité.
Les frangines sont ainsi prises au piège dans leur ville, mise en quarantaine. Elles tenteront l’impossible pour s’évader, avec l’aide de Evan, un copain de lycée.
Heureusement pour les filles, papa n’est pas seulement un chaud lapin, mais un prof de science naturelle adepte des larves et consorts. Un atout qui pourrait bien leur servir…

Le thème du virus, à grande ou petite échelle (plus souvent à grande) a mainte fois été exploité. Dans ses plus belles heures, des productions comme « Contagion » ou encore « Virus » et « Infectés » font plutôt bonne figure.
Car c’est indéniable « Viral » n’est pas vraiment du même acabit. Ce film signé par Ariel Schulman et Henry Joost, souffre d’un manque de rythme évidemment, privilégiant une romance sans grand intérêt, jouant le plus souvent sur les clichés les plus faciles : la grande sœur rebelle et la petite sœur studieuse ! Putain, les gars !!! Merde quoi, on a déjà vu ça, et c’est juste purement du réchauffé. L’horreur auquel on s’attend, surtout pour une production « Blum House », se fait vachement attendre, et c’est bien dommage.
Car sur le fond « Viral » est rempli de bonnes intentions, et arrive même à nous captiver, mais attention, quelques minutes seulement avant que l’ennui ne s’installe à nouveau.

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On s’attend à tout moment à recevoir une explication sur cette infection, mais nos désirs sont vains, et l’impression d’être face à un scénario qui se construit au fur et à mesure, se renforce tout de long. Dommage, car là aussi les petites préoccupations des protagonistes empiètent sur les fondamentaux pourtant nécessaire à la bonne tenue de l’histoire. Aïe Caramba, dirait Bart Simpson qui aurait bien raison !

Pourtant, malgré un panel d’éléments négatifs, « Viral » se laisse étrangement voir, et croyez-moi je fus le premier surpris. On a tout de même bien envie de voir comment ces deux frangines et ce bon Evan vont s’en sortir. En fait, on est surtout curieux de voir quel tour de magie ils vont utiliser pour se dépêtrer de ce fléau qui ne cesse de grandir. C’est parfois étonnant et d’une grande efficacité, mais c’est surtout souvent un peu « passe-partout » (de Fort Boyard… Ouais, c’est bon je sors).
Si la romance prend une place énoooorme dans le film, il faut lui louer grâce de quelques scènes haletantes, dont celle de la soirée. Une scène qui a son importance, et qui est très belle dans son ensemble, puisqu’elle nous offre une vision pré-post-apocalyptique (ça va vous suivez ?) de ce qui va suivre.

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Du côté des deux nanas, on retrouve Analeigh Tipton, aperçue dans « Big Bang Theory » et dans « Warm Bodies ». La jeune femme est dans le ton du film, ni plus, ni moins, jouant la sœurette rebelle façon première de la classe. Elle donne la réplique à Sofia Black D’Elia (Skins), jouant sur le même registre que sa partenaire, n’insufflant pas grand chose à son personnage.
Travis Tope, qui interprète Evan, euh comment dire ??? Alors si le fait de ne pas exister devait porter un nom, aucun doute qu’on l’appellerait Travis ! Le gars est comme le « H » de Hawaï, il ne sert strictement à rien. Inutile de palabrer sur ce jeune homme.

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Je ne vous conseillerai pas « Viral », mais je ne vous le déconseillerai pas non plus. Oui je sais je suis un mec compliqué !
Il y a à prendre et à laisser, et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, autant que vous vous fassiez votre propre opinion… Et si vous n’aimez pas les vers qui grouillent de partout,… ben on s’en fout en fait on en voit quasiment pas !

Cédric Valentin

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