SLEEPAWAY CAMP

sleepaway-camp-dead-camper.jpg

Les jolies colonies de vacances, merci maman, merci papa ! Et tout commence comme une comptine à la Pierre Perret : soleil, balade sur le lac, bateau et ski nautique,… et soudain le drame !
Un accident tragique qui laisse la pauvre Angela orpheline, l’obligeant à aller vivre chez sa tante et son cousin Ricky. La tantine qui doit pas être toute seule dans sa tête d’ailleurs. Le genre à faire froid dans le dos, et comme on dit en Belgique : « Elle doit pas avoir toutes ses frites dans le même sachet » !
Du coup, huit ans plus tard, voilà qu’on entend encore du Pierre Perret résonner dans le Camp Arawak. Ricky et Angela vont passer un été mémorable au cœur de la nature.

Massacre_au_camp_d_eteBon, ça, c’est dans la brochure. Parce que Angela est super introvertie et que tous ceux qui osent se moquer d’elle, la brimer et la bafouer, vont tous avoir droit à une mort tragique.
Camp Arawak, un endroit où il fait bon… survivre !
Du coup, la brochure elle ment légèrement… c’est clair, va falloir être sur ses gardes, et plus encore se méfier de l’eau qui dort.
Vous l’aurez compris, nous voilà en plein dans un slasher digne des années 80. Car ce « Sleepaway Camp », titré en français chez nous par « Massacre au Camp d’été », a été tourné en 1983, dans la veine des autres films du genre : « Vendredi 13 », « Carnages » ou encore le terrible « Cheerleader Camp ».
On retrouve, exercice du genre oblige, une bande de jeunes adolescentes qui font craquer quelques garçons qui ont besoin de nourrir Popol. La monitrice foncièrement salope, créant le paradoxe avec le moniteur compatissant, le cuistot à peine graveleux et un directeur qui préfère sauver les apparences.
Tout est réunis pour passer un excellent moment… enfin si on peut dire ? Bah, oui on peut, au final les meurtres ne sont pas en nombre si élevés, mais l’atrocité toujours bien présente.
Plus encore que cela, il y a l’intrigue autour de Angela. Trop gentille pour être honnête celle-là ! Et pourquoi elle peut pas prendre sa douche avec les autres filles ? Et pourquoi elle peut pas aller se baigner ? Et pourquoi elle regarde les autres avec un œil glacial ? Et pourquoi elle veut pas que le meilleur pote de son cousin, qui la drague ouvertement, se dirige en bas de la ceinture ?
Putain il y en a des questions autour d’une seule personne ! N’allez pas croire qu’elles sont anodines, bien au contraire, elles serviront à un twist final qu’on avait pas venu venir. Ou alors je suis peut-être un brin ingénu ? Non, tout de même pas… Non impossible de voir venir la chose.

vlcsnap-2014-10-18-19h42m38s115.png

En tout cas, on doit « Sleepaway Camp » à Robert Hiltzik, connu principalement pour avoir œuvré sur la saga qui comptent au total, 5 films !
Une saga dont le fil rouge se trouve en deux éléments. Le camp d’une part et Angela d’une autre. Veillez noter, que le Camp Arawak ne rouvre ses portes qu’en 2008, dans « Blood Camp ». Le autres films se déroulent à d’autres endroits.
Premier opus donc, en 1983, époque propice du slasher.
Propice oui, mais qui partira un peu dans tous les sens, jusqu’à nous offrir quelques péloches proches du nanar. « Final Exam » par exemple.
Mais pas pour « Massacre au Camp d’été », qui est un film bis louable à souhait. Bis, oui, mais avec tout de même un budget de 350.000 dollars. C’est plutôt pas mal.

img_5118

Du côté des acteurs, Felissa Rose, qui joue Angela, avait à peine 13 ans lors du tournage, et sous cette jolie petite frimousse se cache une véritable psychopathe en puissance.
Non, je ne vous dévoile rien, je pense que vous aurez compris depuis longtemps qu’elle est pas tout à fait innocente ? Rassurez-moi que diable ! Et puis, je révèle pas le coup de théâtre final… donc je suis bon prince.
On retrouve aussi Mike Kellin (L’Aventurier du Rio Grande), dont c’est le dernier film, l’acteur sera malheureusement emporté par la maladie quelques temps après. Avec cette « gueule » patibulaire il est le directeur du camp, et franchement, il est un peu allumé lui aussi.
Et un petit clin d’œil, dans le rôle du second de cuisine, à Robert Earl Jones. Oui, oui, c’est le père de James.

01img.png

Cet excellent slasher réuni donc tous les ingrédients qu’on aime, et je crois bien que je vais me payer quelques vacances dans un camp similaire. Ambiance assurée par une folle, baise à gogo avec des nymphos en chaleur et une excellente cuisine qui rend hommage aux produits offerts par la nature.
De quoi bien profiter… peut-être pour la dernière fois.
Du coup, je me demande si ce ne serait pas mieux de lancer un appel aux éditeurs : ON VEUT UN COFFRET BLU RAY DE LA SAGA !!!!
J’espère l’avoir crié assez fort, car « Sleepaway Camp » et le camp Arawak en particulier, ça mérite le détour.
Happy Holidays to all… et hurlez tant que vous le pouvez !

Cédric Valentin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s