MADAME LOUP-GAROU

02

Avertissement avant de lire cette chronique : Si vous n’êtes pas prêt à pénétrer dans l’antre d’un nanar en folie, un nanar qui atteint des sommets de nullité, alors passez votre chemin !
Ce que vous allez découvrir, si vous avez assez de courage en vous pour rester, bouleverse à la fois les codes de l’horreur et de la comédie.
« Madame Loup-Garou », est assurément le summum de la ringardise, où les gags éculés se succèdent dans un rythme effrénés, sans jamais titiller notre curiosité.

affiche1Ainsi, nous découvrons en ouverture Leslie Shaber, prototype même de la classe moyenne américaine. Maison en banlieue, mari qui ne la remarque même plus, et adolescente qui se porte mieux sans avoir môman derrière son cul.
Du coup, la pauvre femme est à l’affût de l’événement qui changera sa vie ; et il se présentera en la personne de Harry ! Un homme mystérieux qui lui procurera le grand frisson… mais uniquement à elle, parce que nous on attend toujours putain !!!
Leslie se transforme alors petit à petit en loup-garou, et puisque sa fille remarque ce changement, elle s’accoquinera avec sa meilleure amie pour sauver sa mère de cette malédiction.
A ce stade, on attend que le film passe la seconde afin que le rire nous saisisse. Malheureusement, c’est peine perdue, et les gags s’enchevêtrent sans vraiment créer la surprise, pire même, ils se laissent deviner. Et comme c’est pathos au possible, on ne risque pas de rester coincé des zygomatiques.
Puisqu’il s’agit d’une comédie horrifique – mais toute même familiale – quid de l’horreur ? Alors attendez, je fouille, je farfouille, je trifouille,… Merde c’est bredouille. Rien de bien novateur, les effets spéciaux sont inscrits au minimum syndicale, pas mauvais, mais pas à se taper le cul par terre non plus.

03

Que retenir donc de ce « My Mom’s a Werewolf », titre original qui n’a rien à envier au titre français ?
Primo, sa réalisation plutôt acceptable. Michael Fischa, son réalisateur, à qui l’on doit aussi un slasher pas du tout mémorable : « Death Spa », ne respire certes pas la créativité, mais reste toutefois plutôt louable avec la caméra.
Son scénariste, Mark Pirro est lui beaucoup moins à l’aise. Contrairement au réalisateur qui disparaît totalement de la circulation, Pirro, lui, a continué de s’illustrer dans de nombreuses séries Z.
Secundo, l’utilisation répétitives des gags pour combler le manque d’originalité, transgresse une règle essentielle, à savoir, réunir la famille autours d’un bon film. C’est tellement soporifique que les enfants monteront d’eux-mêmes dans leurs chambres, laissant les pauvres parents subir cette torture.
Tertio, la fin du film utilise le cliché du genre en laissant présager une suite éventuelle. Gros ouf de soulagement, un deuxième opus ne verra jamais le jour.

04.jpg

Mais bon… si on aime les nanars (et je kiffe grave), alors on prendra un malin plaisir à se mater « Madame Loup-Garou », en faisant fi de l’étiquette « énorme nullité ». Si il n’y a rien à retirer de ce film tourné en 1989, il aura tout même eu le mérite de revisiter une énième fois le mythe du loup-garou.
Pendant cette décennie folle que fût les années 80, le célèbre « Teen Wolf » de Rod Daniel, avec Michael J. Fox, fait figure de proue. Et si le loup-garou, ou encore le vampire furent cuisinés à toutes les sauces, le film de Michael Fischa fait de même. Seul lui manque la talent d’un scénariste confirmé et d’acteurs plus convaincants. Même John Saxon (Les Griffes de la Nuit), semble avoir du mal à s’en sortir dans le rôle de Harry.
Ce n’est pas Susan Blakely , plus habituée à des apparitions TV, qui réussira à sauver le film. Ni Tina Caspary, ni Diana Barrows, pourtant sympathique dans « Vendredi 13, chapitre VII », n’arriveront à faire mieux.

image-w856

« Madame Loup-Garou » est donc une grande déception, compilant en un seul film les répliques les plus lourdingues, sans jamais prendre le temps du répit.
Dans le pire des cas il servira de punition à des enfants trop turbulents, et dans le meilleur, il accompagnera la soirée pizzas et bières d’une bande de potes bisseux qui auront tout intérêt à être bien imbibé avant de pousser sur le bouton « play » de la télécommande.

Cédric Valentin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s