THE BABYSITTER

Netflix-The-Babysitter

Un vendredi 13, c’est toujours un événement en soit ! Surtout que, dans la culture cinématographique, outre Jason Voorhees, il existe pléthore de films horrifiques nous permettant de nous rassasier.
Dés lors, lorsque tombe cette date – au moment ou ces lignes sont écrites, c’était hier – que vas-t-on se mettre sous la dent ? Bon, j’ai bien vu il y a quelques jours une annonce qui tape à l’œil, vous laissant un beurre noir, avec « The Babysitter », une énième production originale Netflix.
Vu que la plate-forme avait fait du bon boulot sur « Jessie », pourquoi ne pas se laisser tenter ? D’autant que sa sortie est prévue pour… vendredi 13. Tiens donc ! On s’installe, on appuie sur « ok » et c’est parti mon kiki !

The-Babysitter-posterCole est un gamin de 12 ans, peureux et super protégé par ses parents.
C’est une « couille molle », et les deux seules personnes qui semblent s’intéresser un peu à lui sont, d’une part sa meilleure amie Melanie, et de l’autre, sa babysitter ultra-sexy, Bee.
Un soir, alors qu’il n’arrive pas à dormir, poussé par la curiosité de savoir ce que fait sa babysitter lorsqu’il est au lit, Cole observe cette dernière qui reçoit quelques amis. Et le gosse d’être gâté, puisque la soirée prend des allures… très sex with friends ! Sauf que, Bee plante violemment deux couteaux dans le crâne d’un pauvre nerd, afin d’entamer un rituel satanique !
Cole va devoir surpasser ses angoisses, ses craintes et ses doutes… surtout s’il veut survivre.

Putain ! C’est juste dément. Ce qui, dans la bande annonce déjà, s’annonce comme un mélange entre le teen-movie burlesque, et le film qui met à l’épreuve des bambins dans une aventure hors du commun, prend d’un coup une direction complètement folle.
Tout commence pourtant si bien, c’est vachement édulcoré, un peu niais et vas-y on sort les violons, qu’on ne peut imaginer ce qui va suivre.
On bascule littéralement dans l’horreur, pas seulement au travers du satanise, mais bien de la violence sans scrupules dont fait preuve cette bande d’ados, pour en retirer quoi ? Une vie meilleur, vivre leur rêve le plus fou et ne pas rester enfermer dans le carcan du raté pathétique.
Mais pour McG, le réalisateur, il ne fallait pas se cantonner à un seul genre. Du coup, il laisse planer une bonne dose d’humour qu’il rend parodique. Il faut bien l’avouer, les dialogues entre Cole et ses bourreaux confèrent un certain surréalisme, et on comprend alors qu’il faut regarder ce film, avant-tout, avec une bonne dose de second degrés.
Et puis, merde quoi ! Finalement, il faut bien l’avouer : OUI, c’est un mélange de teen-movie et d’aventures de gosses pré-pubères. Ce qui différencie « The Babysitter », se trouve assurément dans le « cassage » d’image que l’on se fait de ces films. Ici, avec Cole, on s’étonne du courage qu’il arrive à trouver si rapidement en lui, comme une inspiration divine, très soudaine, sans passer par les sempiternelles épreuves qui forgeront ce courage. Il est directement plongé dans le bain, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a vachement intérêt à être créatif pour s’en sortir !

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On prend donc son pied, et même les deux, tant le métrage est déjanté. Et son réalisateur, McG, à qui l’on doit notamment « Charlie’s Angels », mais qu’on ne remerciera pas pour « Terminator Renaissance », a pris soin d’y apporter un rythme carrément fou, illustrant les pensées de Cole par l’incrustation de phrases courtes, souvent grossières et irrévérencieuses. McG (comprenez Joseph McGinty Nichol), arrive donc là où on ne l’attendait pas. Il nous propose là son film le plus barré, insistant sur les clichés des personnages, de façon très volontaire et assumée. Ainsi, Bella Thorne joue la « nunuchette » de service, dont la préoccupation première est son apparence. Son ultime dessein ? Plaire aux garçons évidemment. Poussant le cliché à son paroxysme, la scène bien bandante d’un baisé langoureux avec Samara Weaving.
Robbie Amell est le quarterback dont les perspectives d’avenir se résume à être sportif au sein d’un université, bénéficier d’une bourse et reprendre la boîte de papa. Du moins, c’est ce qu’on imagine. Sans oublier le « black » de service en la personne de King Bach, qui se fend d’un humour digne des petites salles new-yorkaise. C’est débile, mais on peut pas s’empêcher de se fendre la poire !

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Alors, me direz-vous, voilà une belle brochette de branleurs, mais la tête pensante là-dedans ? Bee, évidemment ! La très sexy Samara Weaving, loin de son personnage de Chloé dans le thriller « Bad Girl », se paie un rôle taillé sur mesure. Sous des airs aguichants, cette sympathique jeune femme est la sœur qu’on aimerait tant avoir. Une main de fer dans un gant de velours… rouge sang ! Elle cache bien son jeu et on comprendra, dans la scène de fin, les réelles motivations qui l’animent.
On se régale, vous dis-je. Et cette poursuite infernale avec Cole est le summum, la cerise sur le gâteau, la chantilly sur la boule de glace… putain je suis en hypoglycémie ! Judah Lewis nous donne d’abord l’impression d’être le « Kevin » de « Home Alone », pour ensuite être dans l’opposition totale, car s’il faut échapper à sa méchante babysitter, c’est par la ruse et la combativité, même si celle-ci est aussi singulière qu’improbable. Mais je vous le répète encore une fois, ouvrez vos écoutilles bon sang : c’est jouissif !!!!

TheBabysitter

Fort de nous offrir une péloche bien sympa, le réalisateur nous offre aussi un vrai bon final, et je vous conseille d’attendre un peu avant de vous arrêter au générique, sans quoi, vous rateriez une dernière scénette.
Il en résulte donc que « The Babysitter » est un film à mater, et si Netflix persiste dans des productions aussi osées qu’elles sont audacieuses, je ne suis pas prêt de résilier mon abonnement.

Cédric Valentin

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