LA NUIT DES SANGSUES

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À bord d’un vaisseau spatial, deux extraterrestres tentent d’empêcher un troisième de balancer sur terre une capsule contenant une expérience scientifique vachement dangereuse. Mais comme des troufions, ils n’y sont pas parvenu, et voici que la dite expérience atterrit sur notre planète, en 1959 !
Témoins de cette arrivée, deux jeunes gens, un mec et une fille, vont aller voir ça de plus près. Et bien entendu, le gaillard laisse son plan cul dans la voiture pendant qu’il assouvi sa curiosité. Sauf que, en ouvrant la capsule, une espèce de sangsue bien gluante lui saute à la gueule, et vient se loger dans sa bouche. Comme si ça ne suffisait pas, voilà que la blondasse se fait hacher menu par un psychopathe échappé de l’asile… putain d’époque !
En 1986, bah oui on fait un saut dans le temps, les confréries font la fête, et les deux puceaux de service, Chris et JC, passent une épreuve d’initiation pour rejoindre les bêta. Pour Chris, c’est un prétexte à draguer la jolie Cynthia… au point qu’ils acceptent d’aller au laboratoire voler un cadavre. Ils tombent alors sur un mec cryogénisé, en fait le bonhomme de 1959, qui s’échappera vite du labo pour terroriser la vie estudiantine du campus en lâchant un peu partout ces petites bêtes bien dégueulasses !

lanuitdessangsuesaffCe qui frappe avec « La Nuit des Sangsues », c’est que le film a autant mal vieilli, qu’il est autant resté culte en se révélant, à chaque visionnage, comme une excellente péloche bien bis !
C’est surtout qu’il est bien encré dans les eighties, donc il nous réserve quelques « n’importe nawak », dont l’intro qui en elle même vaut son pesant de cacahuètes : des E.T. aux gueules de vieux taulards, c’est un vrai nectar. Quant à savoir pourquoi l’un deux veut se débarrasser de l’expérience… ça reste un grand mystère.Lorsque le long entame son récit en l’année 1986, alors là, accrochez vos ceintures, ça part dans tous les sens. Entre un flic à l’âme torturée, et qui veut toujours qu’on l’épate, des étudiants timides mais qui ont le serpent qui frétille dans le pantalon, des nunuches issues de sororités, et des queutards alcoolos,… je pense que tout est dit ? Eh ouais, c’est une belle galerie !
Apparaissent alors rapidement les sangsues, qui au premier regard ressemblent plus à un bonbon gélatineux de chez Haribo, pour foutre une pagaille pas possible. Et nous, on se régale de voir ce petit monde qui tentent de leur échapper, en assistant alors à un véritable massacre qui transforme ce joli monde en zombies. Je vous l’ai dit, c’est déjanté !

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Ouais, pour ça, sacré péloche bordel ! Je peux vous garantir que vous allez vous fendre la poire, tout en appréciant ces petits « clins d’yeux » à quelques incontournables du cinéma. C’est que « La Nuit des Sangsues » est truffé de références, et les noms des différents protagonistes sont empruntés à James Cameron, David Cronenberg, Joe Dante,… et même une petite séquence hommage à Ed Wood, avec la diffusion d’une séquence de « Plan 9 from Outerspace ». Soulignons l’incursion de Dick Miller, qui n’est évidemment pas fortuite !
Vous pouvez ainsi le constater, ce film fourmille de petits ingrédients qui, parsemés ci et là, sans plan précis, livrent tout de même une bisserie qui met en appétit. Aux fourneaux : Fred Dekker !
Le réalisateur se fait plaisir, nous concoctant des petites scènes bien sympas, et des dialogues croustillants. On se marre, c’est certain, et… ben non rien en fait… on se marre et c’est déjà pas mal, non ?
Sacré Fred Dekker, qui nous servi quelques années plus tard l’horrible « Robocop 3 », n’a pas fait que du mauvais. Pour preuve il signe le scénario original de « House », et côté réalisation : « The Monster Squad », en 1987, qui est loin d’être mauvais.
Dés lors, « La Nuit des Sangsues », est assurément son film le plus expérimental, le plus incroyable aussi, où il y fourre toutes les bonnes et mauvaises idées, mais la recette prend ! Si bien que certaines scènes, je pense à celle de la tondeuse à gazon, me semble avoir été reprise dans un certain « Braindead » du sieur Jackson.

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Comme quoi, « La Nuit des Sangsues » aura tout de même marqué son époque, et inspiré quelques cinéastes, voir même toute une génération de gens qui fréquentaient ardemment le vidéo club du coin. Pour sûre ils ont trouvé leur compte avec ce film.
Et comme dirait l’inspecteur Cameron : « Epatez-moi » ! C’est clair que si on me sort cette phrase, et bien désormais je brandirai ma VHS de « La Nuit des Sangsues », et je passerai pour le roi de la soirée,… pas si ratée que ça ! Allez-y jeter un petit coup d’œil, et constatez-le par vous même. Vous m’en direz des nouvelles !

Dr. Vornoff

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