DON’T OPEN TILL CHRISTMAS !

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Á l’heure où les petits enfants rêvent de tous les beaux joujoux que le Père Noël va leur apporter, il y a des producteurs qui, eux, se demandent bien comment transformer la magie de Noël en un véritable cauchemar !
C’est que Dick Randall et Steve Minasian, après avoir produit « La Dernière Maison sur la Gauche » et « Vendredi 13 », ont bien l’intention de pousser un peu plus loin dans le gore et l’irrévérencieux. S’autorisant tous les excès, même celui de trucider quelques Santa Claus bien sympatoches : Bon ils sont parfois obsédés, pervers et pochards,… mais bon, merde quoi, c’est tout un symbole non ?

aficheQuoiqu’il en soit, alors que Londres se pare de ses plus belles guirlandes, la ville scintillant de toutes ses lumières, préparant les fêtes comme il se doit – entendez par là empocher les maigres économies du chaland – des Pères Noël sont sauvagement assassinés par un type masqué, franchement pas dans l’esprit de Noël : L’enculé !
Les deux inspecteurs chargés de l’affaire piétinent. Soupçonnant d’abord Cliff, le petit ami de Kate dont le père a été victime du sadique, pour ensuite ne pus trop savoir où ils en sont… faut dire que c’est pas des fins limiers les gaillards.
Qui pourra alors empêcher le tueur de sévir ? Kate ? Son petit ami ? Ou bien encore une pute qui se trouvait au bon endroit, mais au mauvais moment ?
Et qui se cache derrière ce masque aux yeux rieurs ? Un fou ? Un flic ? Un frère ? L’enquête s’avère difficile, et on est pas prêt d’entonner « Minuit Chrétiens » !

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Á un moment où l’on pense avoir fait le tour du slasher, qui en 1984 s’essouffle doucement, « Don’t Open Till Christmas » décide de prendre le contre-pied de ce qui a déjà été fait auparavant, par exemple dans « Silent Night, Deadly Night » ou encore « Christmas Evil ». Ici, ce sont bel et bien des individus lambda, habillés en qui vous savez, qui sont les victimes d’un tueur barbare. Nous sommes alors conviés à suivre les pérégrinations nocturnes d’une âme torturée, assassinant à outrance au gré des apparitions, dans la pénombre d’une ruelle, d’un grand barbu vêtu de rouge. Pauvre manant qui croise malgré lui son bourreau.
Ce slasher s’aventure donc très loin dans l’horreur, sans pour autant se réinventer, oubliant même parfois de rester un minimum cohérent, cassant le rythme en faisant disparaître les protagonistes dont l’importance va decrescendo.
Le film se concentre d’avantage sur les scènes gores et les atrocités que le tueur inflige à ses victimes – scènes souvent très imaginatives – et bien entendu, s’efforce de garder le plus longtemps possible l’identité du tueur, pour nous servir un final sur un plateau d’argent… enfin plutôt en aluminium bon marché, mais ça fonctionne tout aussi bien ! Effet garanti.
Côté réalisation, le projet est confié à Edmund Purdon, plus connu comme acteur, entre autre dans le cinéma italien. Il réalise et joue dans « Don’t Open Till Christmas », tenant le rôle de l’inspecteur Harris.
Une réalisation qui souffre quelque peu de ses cadrages hasardeux et d’un éclairage mal utilisé. Une direction d’acteurs qui n’est pas meilleur, et on regrette d’assister, impuissant, à la froideur de leur réaction face aux abominations perpétrées tout au long du visionnage. Même la présence, furtive mais remarqué, de Caroline Munro ne changera rien.
Il faut tout de même dire que cette petite production 80s’ n’a pas bénéficié d’un important budget. Est-ce une excuse ? Oui carrément ! Car cette dernière nous donne de quoi se mettre sous la dent, avec des effets spéciaux assez réussis, un brin désuets de nos jours, mais ayant tout leur charme à l’époque.
On pourrait alors dire que le métrage brille par ses imperfections, car il révèle une envie farouche de faire un bon film de genre. La réalisation de Purdon, avec le recul qu’on peut s’autoriser, se révèle parfaitement honnête, on sent un réalisateur sincère dans ses intentions. Le spectateur n’est pas le dindon de la farce (en même temps à Noël), et aura tout intérêt à laisser sa chance au métrage qui sent bon le bis, s’efforçant de palier au manque de billets verts en accentuant toujours un peu plus cette ambiance, proche de la sinistrose, qui finit par se révéler assez intense.

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Alors oui, putain, « Don’t Open Till Christmas » est vachement bon ! Il mérite assurément le détour, pour tout ce que l’on vient d’évoquer, mais aussi pour le plaisir de se frotter à ce flegme britannique dont je ne pourrai décidémment jamais me lasser.
Vous savez maintenant ce qu’il faut demander au Père Noël, à condition qu’il vive assez longtemps pour vous l’apporter sous le sapin. Ou alors, vous le commandez directement chez Uncut Movies (http://www.uncutmovies.fr), ce sera plus simple.

Dr. Vornoff

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