DEAD AGAIN IN TOMBSTONE

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Il est tout autant à l’aise avec ses couverts, prêt à réclamer ses délicieux « Old El Paso », qu’avec ses deux colts à la crosse ivoire pour devenir le bras vengeur de sa famille. Lui, c’est Danny Trejo, alias Guerrero Hernandez qui revient une nouvelle fois dans la peau du hors-la-loi immortel.

81U1frrz0zL._SY445_Guerrero est de retour à Tombstone ! Après avoir pactisé avec le diable, le voici lancé sur la piste de la Bande à Jackson, bien décidé à les éliminer.
Profitant de cette halte, il renoue contact avec sa fille, patronne d’un saloon qui a du mal à pardonner l’absence de son paternel.
Dans le même temps débarque en ville une petite troupe confédérée, à sa tête le colonel Jackson Boomer. Véritable scélérat terrorisant les badauds, il est à la recherche d’un coffre fabriqué en os, lequel contiendrait un livre démoniaque qui, une fois en sa possession, lui apporterait la puissance.
Seule la mère de Guerrero sait où est enterré ce coffre. Boomer, après avoir lâchement tué la pauvre femme, contraint Guerrero et Alicia (sa fille) à lui révéler cette cachette.
Mais c’est sans compter sur la détermination d’un père et d’un fils, assoiffé de vengeance, et dont l’allégeance aux enfers semble prendre une nouvelle tournure, et ce grâce à l’apparition inopinée du Docteur Goldsworthy qui s’avère assurément être plus qu’un vulgaire médecin de campagne.
Face à l’armée de morts-vivants levée par Boomer, Guerrero aura plus que jamais besoin de ce nouvel ami, mais aussi de sa fille !

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« Dead Again In Tombstone » est, comme le précédent film, une immersion dans un western fantastique bourré d’action. Écrit pour Danny Trejo, ce second opus met une nouvelle fois l’acteur au cœur de situations périlleuses, entre les méchants sudistes et une horde de zombies. Le bon vieux Danny aura fort à faire et devra à nouveau compter sur son incroyable pouvoir d’intimidation : avec son visage buriné et son regard noir, il ne devrait avoir aucun mal à s’imposer !
Un second opus, vous le constatez, qui reprend les grandes lignes de « Dead In Tombstone », et ne se réinvente donc pas, encore moins sur le genre qu’il revisite – le western sur le thème fantastique – et qui est avant-tout un prétexte permettant à Trejo de s’illustrer dans des scènes rythmées. Même si le plaisir de le retrouver dans le peau de Guerrero est difficile à dissimuler, il ne faudra pour autant pas s’attendre à ce qu’il s’accompagne d’un scénario de qualité. Malgré quelques truculences dans les dialogues, de quoi bien se marrer par moments, l’histoire, elle, est reléguée au second plan et ne s’attarde pas sur les détails, quand bien même ceux-ci révèlent un tas d’incohérences.
Au final, rien d’étonnant et Danny Trejo rempli le contrat en nous offrant un spectacle digne de sa réputation.
Loin de s’essouffler, l’acteur se distingue avec brio et panache, faisant grimper l’adrénaline dans des séquences qui valent carrément le détour tant elles sont l’apanage d’un véritable film d’action !
De l’action, oui, mais un western qui est loin d’égaler un Tarantino qui a rendu le genre plus viscérale. Force est de constater que sans la présence des éléments fantastiques, l’Ouest américain serait totalement plat, et le réalisateur, Roel Reiné – déjà aux commandes sur le premier volet – s’appuie beaucoup sur cet univers zombiesque, comme une bouée qui l’empêche de faire naufrage.
Au-delà de cela, le film se pare d’une très belle photographie faisant la part belle aux décors naturels des forêts canadiennes, de quoi en prendre plein les mirettes.
Techniquement parlant, il y a peu à reprocher à Reiné qui a su utiliser à bon escient la lumière naturelle, de quoi mettre en avant la « gueule » de Trejo dont on ne se lasse décidément pas. Mais aussi de sublimer Elysia Rotaru, principalement dans les scènes plus énergiques, où la jeune actrice nous surprend par ses mouvements amples et d’une grande souplesses.
Jake Busey, qui campe Boomer, fait très vite ressentir un manque de direction, et paraît par moment quelque peu en roue libre. Toutefois, il prend le parti de livrer le meilleur de lui-même, s’imprégnant à fond de la nature de son personnage pour livrer une prestation plus que fiable, disons-le : carrément géniale ! Un jeu sans fausses notes qui en fait un vrai vilain comme on aime.

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« Dead Again In Tombstone » n’est donc pas parfait, mais faut-il s’attendre à cela lorsque Danny Trejo est au casting ? Il faut bien l’avouer, même si on adore Danny, il est loin d’exceller dans le métier d’acteur et il est difficile de lui confier le premier rôle dans un registre dramatique. On le préfère assurément dans un registre plus spectaculaire et délirant, dans des productions déjantées où il pourra s’adonner à ce qu’il sait faire de mieux, loin des considérations à avoir sur la nature profonde du héros qu’il incarne.
Des films qui sont à prendre comme de vrais divertissements, au sens noble du mot bien évidemment, celui-ci ne faisant pas exception en se laissant apprécier comme il se doit. Et puis, au risque de le répéter : Putain, c’est Danny Trejo quoi !

C. Valentin

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